mercredi 8 janvier 2014

Il serait plus simple de tripper surle I-phone.
D'avoir un I-pad.
D'aimer le hockey de façon obsessive.
D'étudier en gestion d'entreprise ou en comptabilité.
De potiner sur les participants d'occupation double.
De frencher n'importe qui dans un bar.
De tripper sur Jean-Francois Mercier.
De lire les Twilight.
De sauter de joie parce qu'ils ont sorti un nouveau Mission Impossible au cinéma.
D'aller voir les shows de Marie-Mai.
De cracher sur les sans-abris et dire ''ils ont choisi d'être là''.
D'épargner pour ma retraite.
De fantasmer sur mes enfants encore à concevoir et les joies de la maternité.
De faire des trip de lesbienne pour divertir mon chum.
De prendre des photos de moi au gym, les mettre sur facebook pour que tout le monde voit que je vais au gym.
De prendre des photos de moi au restaurant, les mettre sur facebook pour que tout le monde voit que je mange.
De prendre des photos de moi sur la bolle, les mettre sur facebook, pour que tout le monde voit que je chie.

BUT SOCIETY, GO FUCK YOURSELF!!!



Et tous ces jeunes adultes qui s'extasie devant les prouesses de leurs jeunes enfants, comblés et plein d'amour,
Et toutes mes jeunes amies qui couinent de bonheur à l'idée d'arrêter la pilule et de se mettre à '' essayer '' ;
Et tous ces collègues de travail qui ornent leur bureau des photos de leurs enfants
alors que moi, rien dans le rôle de parent ne me dit quoi que ce soit...

En parler à ses amies.
« Je ne veux pas d'enfant. »
Et se faire regarder avec un sourire en coin et des yeux qui pardonnent
« Ha!Ha! mais oui, tu vas voir, ça va venir! »

Comme si c'était obligé, de venir.

« C'est parce que t'as peur!»

Eh bien oui, j'ai peur. Il me semble que ce soit une raison suffisante?
Imagines que mes peurs soient fondées ; que je sois incapable de les aimer. De leur faire aimer la vie. Tu imagines?
Il y a ceux qui savent depuis toujours qu'ils seront parents et qui seront capable de remplir ce rôle.
Et il y a ceux à qui ça ne leur dit rien dutout.
Y'en a que ça rendrait fou.

Et puis voilà.

lundi 29 avril 2013

«Emilie pis Ovila, eux autres, i s'inquiétaient pas. Ovila partait au bois, pis après 6 mois, il revenait, pis c'tais toute. Y'avait pas le nez 24 heures sur 24 sur son cellulaire à envoyer des textos à Emilie pour y dire qu'il s'ennuyait pis qu'il rêvait d'elle à toutes les nuits. Pis elle, elle lui envoyait pas des e-mails cochons pour lui donner l'gout de revenir plus vite. A l'attendait, le nez dans fenêtre, elle regarder défiler les saisons en se disant que tôt ou tard, ils allaient s'retrouver. Qu'il allait peut-être sortir de nulle part pendant qu'à prenait son bain, passait le râteau ou faisait les foins. Elle vivait man, sachant que Ovila était queqpart, pis que c'tait pas grave qu'il aille pas de cellulaire pour y dire qu'il l'aimait. Pcq il l'aimait, pis c'tais toute. Pis ça, personne en doutait . Amen. »
 
Pis c'est de ça que je rêve moi, tsé. Quand je pense à l'amour. Un amour qui est là, mais qui te guête de loin. Pas trop envahissant, pas trop présent. Là, dans une sorte de latence. Juste assez là pour que je me sente enrobée de quelque chose, soutenue, portée par une volupté mais en même temps, assez distant, presque inexistant en temps réel.
Un amour qui te fou la paix, mais qui agit comme filet de sécurité, en tout temps. Qui me laisse vivre, dans toute mon excentricité, qui me laisse libre de vaguer d'un port à l'autre sans lever le petit doigt, bienveillant. Retiré, sans vouloir me posseder ni me réguler, m'attacher, m'égaliser.

dimanche 10 février 2013

« Il n'y a pas d'endroit plus sure pour toi qu'ici avec moi. »

samedi 19 janvier 2013

Adolphe


'' La grande question dans la vie, c'est la douleur que l'on cause, et la métaphysique la plus ingénieuse ne justifie pas l'homme qui a déchiré le coeur qui l'aimait. ''
Arrête toi, déposes-toi... le reste de ta vie est ici.

Prelude in E minor


« Et il s'endormait en pianotant sur ses reins un air de chopin, tout en lenteur. Son souffle chaud allait se mêler au sien et leur béatitude, exaltée par leur respiration en synchronie calmait les tempêtes. Une trêve, pour les coeurs fanés. »